A few more details on the Souha Arafat affair

From Tunisian magazine L'Audace:

Souha Arafat n’a cessé de se plaindre ces derniers mois d’avoir été trompée par Leïla en opérant divers placements à la Bourse de Tunis qui se sont avérés infructueux. De son côté, Leïla reprochait à sa partenaire en affaires de lui avoir mal conseillé certains placements à l’étranger. Leur idylle avait pourtant bien commencé par l’acquisition de 20% dans Tunisiana (téléphonie mobile), filiale d’Orascom qui est la propriété d’un copte égyptien. Pour cela, elles ont dû compter sur le coup de pouce de Mme Jihane Sadate, veuve du Raïs égyptien qui avait su convaincre l’homme d’affaires et intercéder en leur faveur.

Après l’union avortée entre Belhassen, frère de Leïla et chef de gang des Trabelsi, et Souha Arafat, rien n’allait plus entre Leïla et sa protégée. C’est que l’épouse du chef de l’Etat tunisien est d’une cupidité légendaire et fort connue pour ses talents dans l’escroquerie.

En effet, en décidant de la fermeture d’un lyçée français ayant pignon sur rue, le lyçée privé Louis Pasteur, appartenant au couple Bouebdelli, il était question pour les deux femmes “d’affaires” d’investir quelques 8 millions d’euros pour l’ouverture d’un autre lyçée privé dont elles seraient les propriétaires (d’ailleurs les travaux sont avancés, nous a-t-on précisé). Souha Arafat s’acquitta de sa part, environ 2,5 millions d’euros. Quant à Leïla, elle se défila à l’heure du versement arguant du fait que les démarches administratives accomplies combleraient ses 50% de parts dans le projet. Ce fut la goutte qui a fait déborder le vase.
More on this pathetic story after the jump.

Rappelons à ce sujet une information publiée par “L’Audace” il y a quelques années et qui démontre s’il en est encore besoin les agissements de Leïla Ben Ali qui se retourne telle une vipère sur tous ceux qui l’approchent en affaires. Ben Ali avait nommé en Mauritanie en tant
qu’ambassadeur Abderrahmane Haj Ali qui était alors chargé de la Sécurité présidentielle. La femme de ce dernier rendit une visite d’adieux à Carthage. Et Leïla de lui proposer de lui confier “les économies” du couple pour les faire fructifier à travers divers placements. Mme Haj Ali lui remit 300 000DT (180 000 euros environ). Une année plus tard, au retour du couple de Mauritanie pour les vacances, Leïla passa une savonnade à Mme Haj Ali qui eut “l’audace” de s’enquérir de son patrimoine.
Voilà pour l’anecdote...
Par conséquent, la conduite de Leïla Trabelsi en affaires dépasse parfois les agissements des mafias les plus réputées pour lesquelles, souvent, le principe du respect de la parole donnée est acquis.
La rupture entre Leïla et Souha est une affaire qui n’a pas fini de dévoiler ses secrets.
Pour l’heure, on sait dores et déjà que le colonel Gueddafi, auquel Souha Arafat a rendu visite pour se plaindre de son ancienne partenaire, s’en est emparé. Et, crime de lèse-majesté, la même Souha a
refusé de recevoir Mohamed Ali Ganzoui, ambassadeur à La Valette, que Ben Ali a dépêché auprès d’elle, chez son frère, ambassadeur de Palestine à Malte où elle séjourne actuellement avec sa fille...

Réunion houleuse à l’Assemblée nationale, en Tunisie

Ce qu’il faut ajouter ici c’est que le cheikh Mektoum, qui a donné son accord pour l’investissement de 14 milliards de dollars dans la construction de cette nouvelle nouvelle ville du Lac, a été tout simplement trahi par la mafia tunisienne au pouvoir.
Souha Arafat a commencé par prendre les premiers contacts avec les Autorités émiraties; Cheikh Mohamed Maktoum qui n’en est pas à sa première œuvre (et qu’il en soit remercié) a donné son accord pour le projet du Lac. Il se trouve qu’après cet investissant, c’est l’Etat tunisien qui devait
tirer quelques profits dans la mesure où il va électrifier la zone, introduire le gaz, brefviabiliser. Il n’en fut rien. Les 80 hectares ont été bradés pour 1 DT le mètre carré(0,60 euro); que la commission revenant à l’Etat a été perçue par Sakhr Materi à hauteur de 250 millions de dollars. En somme,
c’est l’Etat tunisien qui brade les terrains, qui facilite la construction avec des fonds émiratis. Mais c’est le même Etat qui se désiste au profit du gendre de Ben Ali et de Leïla... C’est vraiment fou.
Cette affaire n’a même pas laissé les députésdu RCD (parti au pouvoir) indifférents puisque une réunion houleuse à l’Assemblée a eu lieu il y a une quinzaine de jours pour protester contre de tels agissements de l’Etat au profit de Sakhr Materi.
De plus Souha Arafat, qui a la première intercédé auprès des Autorités émiraties s”est retrouvée sur la touche. Aucune reconnaissance; aucune commission; mais une déchéance de sa nationalité...
Et ce n’est pas fini... L’affaire est à suivre avec le maximum d’intérêt car l’on parle déjà de monter de toutes pièces contre la veuve palestinienne une affaire d’espionnage au profit de la Libye. D’ores et déjà, par voie de presse, on a appris que sa villa de Gammarth lui a été confisquée.

(Source : « L’AUDACE », (Mensuel tunisien publié à Paris), N° 151 - Septembre 2007)