How the Syrian uprising turned violent

La révolution syrienne, entre piège de la violence… et manœuvres du régime

From Un Oeil Sur La Syrie, Le Monde's great blog on Syria, a long post on how the anti-Assad movement waited to take up violence:

Il aura fallu plusieurs mois avant que les soldats et officiers qui avaient déserté, parce qu’ils ne pouvaient se plier aux ordres de "tirer pour tuer" qui leur étaient donnés, commencent à s'organiser, se fixent pour mission d’assurer la protection des quartiers d’où ils étaient originaires, et lancent les bases de ce qui est devenu l’ASL. Même pour se défendre, le recours aux armes n’a été pour les révolutionnaires ni spontané, ni naturel. Ils espéraient, par leur patience et leur courage, dissuader leurs jeunes compatriotes, appelés ou engagés, de participer à la répression ordonnée par le régime. Ils imaginaient que leur persévérance suffirait à convaincre des sous-officiers et des officiers que la vérité, la dignité et la justice étaient du côté de ceux sur lesquels on leur demandait d’ouvrir le feu, et non dans la défense d’un système prédateur prêt au pire pour assurer sa survie. Ils pensaient parvenir à rassurer les membres des communautés minoritaires, dont ils comprenaient l’hésitation à s'engager dans une aventure dont l’issue était pour tous incertaine. Ils croyaient qu'en surmontant leur propre peur et en persistant, semaine après semaine, à affronter la mort dans les rues, ils aideraient leurs compatriotes à dominer leur angoisse. Ils entendaient leur démontrer que le régime mentait lorsqu'il agitait devant eux le spectre des affrontement interconfessionnels. Ce qu'ils voulaient, c'était la vie et non la mort : ils ne mettaient pas en jeu leur existence aujourd'hui pour le plaisir insensé de pouvoir, demain, supprimer ceux qui ne les avaient pas accompagnés ou soutenus dans leur combat.

Google translation into English here.

They also feature this great poster — which plays on the slight difference in spelling, in Arabic, between the word "peaceful" ("silmiyya", which was chanted in the early protests) and "salafist" ("salafiya"), with the note at the corner saying "Open your eyes, there is no dot" while pointing to a "m" that could easily be turned into an "f".

Peaceful not Salafist