The Arabist

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By Issandr El Amrani and friends.

Tunisia threatens Moncef Marzouki

The following is a translation of a message by Tunisian rights activist Moncef Marzouki, sent to me by my friend (exiled Tunisian activist) Kamel Labidi:


On 14 October, I appeared on Al Jazeera to discuss the situation of complete deadlock in which Tunisia has been for years, under the ruthless grip of an ever-worsening police state. I said that the only possible answer for a population tired of repression and corruption is to begin a civil resistance movement using all peaceful means available to demand its rights and its freedom.

I also also announced that I would return to my country on 21 October to be with my fellow Tunisians in their struggle for democracy.

Yesterday the Tunisian authorities delivered to my (empty) home in Sousse, and to my brother, a subpoena to present myself in front of a judge on 21 October to face a grotesque accusation: incitation to violence.

It is clear that this subpoena (the latest of many) seeks to punish me for the position I have taken and especially to intimidate me so that I will return home.

After much thought and consulting with friends, I have decided to return to Tunisia on 21 October as planned, to take all risks, to continue my call to Tunisians to refuse to submit to a regime that has deprived them of their liberties and their fundamental rights.

Dr. Moncef Marzouki
President of the Congress for the Republic (banned party)
I will be out of internet reach on 21 October, but will post a follow-up as soon as I can.


Le Samedi 14 octobre, je suis intervenu sur la chaîne Al Jazeera pour parler de la situation de total blocage dans lequel vit la Tunisie depuis des années sous la coupe implacable d’un régime policier de plus en plus fermé. J’ai soutenu que la seule riposte d’une population lassée de la répression et de la corruption est de rentrer dans une résistance civile en utilisant tous les moyens pacifiques pour imposer ses droits et libertés.
J’ai annoncé aussi que je rentrerai au pays le 21 de ce mois pour être avec les Tunisiens dans leur combat pour la démocratie.
Hier les autorités tunisiennes ont fait parvenir à mon domicile( vide) à Sousse, et à mon frère une convocation devant le juge d’instruction …pour le 21 octobre justement et sous les chefs d’accusation le plus grotesque qui soit : L’incitation à la violence.
Il est clair que cette convocation (la nième) vise à me punir pour mes prises de position et surtout à m’intimider afin de ne pas rentrer au pays.
Après réflexion et consultation avec mes amis, j’ai décidé de rentrer au pays le 21 octobre comme décidé, d’assumer toutes les risques, de persister dans mon appel aux Tunisiens de refuser la soumission à un régime qui les a dépossédés de leurs libertés et droits les plus fondamentaux.
Dr Moncef Marzouki

Président du Congrès pour la république ( parti interdit)